La famille face au changement
Chaque famille a un équilibre singulier qui nourrit et soutient. Mais la vie est changement, et parfois cet équilibre se rompt.
Certains événements n’arrivent pas à une seule personne, mais à toute la famille. Une maladie, une perte, un enfant qui entre dans l’adolescence, la perspective d’un divorce : chacun d’eux change la manière dont la famille fonctionne, qui prend soin de qui, qui parle et qui se tait, ce qui peut se dire et ce qui reste tu. Les familles font face aux chocs, la plupart du temps, étonnamment bien, mais le coût psychique du changement reste souvent invisible et, de ce fait, ne guérit pas. Le mettre en mots, ensemble, est le premier pas vers un nouvel équilibre.
Domaines d’intervention
L’enfant
Dans une famille organisée autour des difficultés et de l’urgence, il y a presque toujours un enfant qui « crie » et un autre dont on dit qu’il « va bien », parce qu’il a compris tôt que ses parents n’ont plus de place pour un souci de plus. Chacun d’eux mérite un espace où il puisse dire ce qui n’a pas sa place à la maison. Les enfants portent, sans le savoir, les soucis inexprimés de leurs parents, et les parents voient parfois dans l’enfant une part d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent pas accepter. Il est utile que les parents viennent aussi seuls, pour prendre conscience de ces dynamiques. L’enfant →
L’adolescent
L’adolescence est le moment où l’enfant commence à se détacher, et où la famille doit apprendre à le laisser partir sans le perdre. Les conflits, les silences, les portes fermées sont souvent les signes de ce détachement, et non d’un échec. Pour les parents, l’adolescence de leur enfant peut réveiller leur propre adolescence, avec tout ce qui y est resté inachevé. À l’adolescent, j’offre un espace à lui, séparé de ses parents ; aux parents, un lieu où ils peuvent comprendre leur propre inquiétude. L’adolescent →
Une autre manière d’être : neurodivergence et haut potentiel
Le TDAH, l’autisme, la dyslexie, mais aussi le haut potentiel ne concernent pas seulement l’enfant : ils changent la manière dont la famille vit et se regarde. Les parents oscillent entre inquiétude, culpabilité et épuisement, et les frères et sœurs peuvent se sentir laissés dans l’ombre. L’accompagnement aide la famille à comprendre le fonctionnement différent de l’enfant et à lui faire une place, sans qu’il devienne ni « le problème » ni « la fierté » de la maison. La neurodivergence → · Le haut potentiel →
La maladie dans la famille
Le diagnostic d’une maladie chronique, chez un enfant ou chez un parent, c’est toute la famille qui le reçoit. Il réécrit les routines, le sommeil, la relation de couple et la manière dont chacun trouve sa place. La peur, la vigilance et la culpabilité se partagent entre les membres de la famille. Le médecin s’occupe du traitement ; ce qui se passe psychiquement chez les parents, chez l’enfant et chez ses frères et sœurs reste, la plupart du temps, non dit. Le diabète de type 1 →
Le couple parental
Un couple parental peut fonctionner de manière impeccable comme équipe logistique et, en même temps, s’être perdu en tant que couple. Ou bien les parents peuvent s’organiser entièrement autour des enfants, en renonçant à leur espace et à leur identité de couple. Les enfants ont besoin de parents qui se soutiennent l’un l’autre, mais aussi d’un espace à deux où les enfants n’ont pas leur place. Un couple vivant libère l’enfant du souci de maintenir ses parents ensemble, et le fait que ses parents aient un lien à eux, dont il est absent, lui apprend qu’il peut être laissé en dehors sans être perdu et l’aide, peu à peu, à pouvoir se regarder lui-même et à penser par lui-même. Le lien entre les parents, aussi ténu soit-il, reste important pour l’enfant même lorsque les parents sont séparés. C’est pourquoi je travaille aussi avec des parents séparés, pour les aider à faire face aux difficultés d’être parent dans deux maisons et à soutenir le développement sain de leur enfant. Accompagnement de couple → · Le divorce →
Le divorce
Comment l’annoncer aux enfants, quelle est la place de l’enfant entre deux parents, comment rester parents sans plus être partenaires. Les enfants souffrent moins de la séparation en elle-même que du conflit qui se poursuit après elle, surtout lorsqu’ils en deviennent les messagers ou les témoins. Le divorce →
Deuil et perte
La mort d’un membre de la famille, mais aussi les pertes qui n’ont pas de nom : une séparation, la santé perdue, l’enfant en bonne santé que nous avions imaginé, le parent encore en vie qui ne nous reconnaît plus. Chaque membre de la famille fait son deuil à son propre rythme, et ces rythmes différents peuvent devenir eux-mêmes une source de conflit. Les enfants aussi portent le deuil, mais autrement que les adultes ; parfois, ils se taisent pour protéger leurs parents. Deuil et perte →
Vivre à l’étranger
Le déménagement dans une autre ville ou un autre pays, la vie entre deux lieux, la perte des liens, les changements financiers soudains. Ce sont des situations qui demandent à la famille de trouver un nouvel équilibre sans avoir, le plus souvent, le temps nécessaire, et ce qui se perd en chemin, un lieu, une langue, une proximité, laisse souvent des tristesses qui demandent à être guéries. Vivre à l’étranger →
Si vous vous reconnaissez ici, écrivez-moi →
À qui cela s’adresse
- Aux parents et aux couples parentaux — en individuel ou ensemble, pour ce qu’ils vivent et qui n’a nulle part où se dire
- Aux adolescents — pour le détachement, pour le rapport à leur propre corps et aux autres
- Aux enfants — à ceux qui crient trop fort pour être entendus et à ceux qui se taisent trop, restant souvent au second plan
Ce qui compose mon expérience
Je suis psychologue clinicien autorisé en Roumanie (n° 36518) et psychothérapeute psychanalytique en formation.
Comment cela se passe
- Écrivez-moi via le formulaire ci-dessous ou par e-mail. Quelques lignes suffisent ; inutile de tout expliquer.
- Je vous réponds sous 1 à 2 jours ouvrés et nous fixons ensemble l’heure du premier rendez-vous.
- Le premier rendez-vous, de 45 minutes, au cabinet ou en ligne, est consacré à la compréhension de la situation. Ce n’est qu’ensuite que nous décidons ensemble si et comment poursuivre.
Le cadre
Les séances durent 45 minutes et ont lieu au cabinet ou en ligne. Le premier rendez-vous est consacré à la compréhension de la situation de la famille et au choix, ensemble, de la forme de travail adaptée : en individuel, en couple ou en alternance. Tarif : 250 lei / séance ; 200 lei / séance pour les familles confrontées à la maladie chronique d’un enfant.
Premier rendez-vous
Écrivez-moi quelques lignes sur ce qui vous amène. Inutile de tout expliquer.
Ou écrivez-moi directement à radutudorache@protonmail.com.
L’intervention psychologique accompagne le traitement médical, elle ne le remplace pas.