Psychologue pour adolescents et parents · Bucarest et en ligne

L’adolescent

Quand l’enfant commence à se détacher, et que la famille doit apprendre à le laisser partir sans le perdre.

Radu Tudorache
Radu TudorachePsychologue clinicien autorisé en Roumanie (n° 36518) · Psychothérapeute psychanalytique en formation

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L’adolescence est une seconde naissance : le corps change, les amitiés deviennent plus importantes que la famille, et la question « qui suis-je ? » prend une urgence nouvelle. Les conflits, les portes fermées et les silences sont, le plus souvent, les signes de ce détachement, et non d’un échec.

Pour les parents, c’est souvent le moment où ils ne reconnaissent plus l’enfant qu’ils ont élevé et ne savent plus où s’arrête la protection et où commence le contrôle.

Domaines d’intervention

Le repli et le silence

L’adolescent qui ne parle plus, passe des heures dans sa chambre ou sur son téléphone, répond par monosyllabes. Parfois, c’est un repli naturel ; d’autres fois, il cache une souffrance qu’il ne peut pas dire. L’adolescent a besoin d’un espace rien qu’à lui ; le repli peut être exactement cela.

L’anxiété et la pression

L’école, les examens, la comparaison permanente sur les réseaux sociaux, la peur de ne pas être à la hauteur. Chez les adolescents, l’anxiété se manifeste souvent par le corps : maux de tête ou de ventre, insomnie, refus d’aller à l’école.

Le corps et l’image de soi

Un corps qui change plus vite qu’il ne peut être intégré, le regard des autres, la comparaison. La relation à la nourriture et à son propre corps peut devenir le lieu où s’exprime une souffrance plus cachée ; lorsque c’est nécessaire, je travaille avec le médecin.

La timidité

L’adolescent qui rougit quand on l’interroge, qui n’ose pas parler devant la classe ni s’approcher de quelqu’un qui lui plaît. À l’adolescence, le corps change et le regard des autres prend un pouvoir nouveau : l’adolescent se sent regardé tout le temps, même lorsqu’il ne l’est pas. La timidité n’est pas un défaut et, en général, elle s’apaise avec le temps. Elle mérite pourtant d’être écoutée lorsqu’elle le tient éloigné de ses amis, de l’amour ou des choses qu’il aime. Ce qui l’aide, ce n’est pas d’être poussé à « sortir de sa coquille » ; c’est d’être compris.

Les conflits avec les parents

Les règles, les heures de retour, l’école, le téléphone. Sous les disputes de tous les jours se trouve, le plus souvent, la même question : jusqu’où l’adolescent peut être libre et jusqu’où les parents peuvent être tranquilles. L’adolescent a besoin d’adultes qui tiennent face au conflit sans le rejeter et sans céder ; Winnicott insistait sur cette capacité des parents à « survivre » à l’adolescence de leurs enfants.

Tomber amoureux et les premières expériences sexuelles

Le premier amour est aussi la première fois que le désir se tourne vraiment vers quelqu’un hors de la famille. Il est intense, total, idéalisé, et une rupture peut sembler la fin du monde. Les premières expériences sexuelles apportent de la curiosité, mais aussi de la pression, de la honte ou la peur de ne pas être « normal ». L’adolescent a besoin de pouvoir parler de tout cela en sécurité, sans être jugé.

Les amitiés, les déceptions, le groupe

À l’adolescence, les amis deviennent souvent plus importants que la famille. Le groupe offre un miroir et une appartenance, un lieu où l’adolescent essaie des façons d’être avant de savoir qui il est. C’est pourquoi une amitié perdue ou une trahison peut peser tout un monde, et la peur de ne pas être accepté peut pousser vers des choix qui ne sont pas les siens et qui, parfois, deviennent risqués.

L’exclusion et le harcèlement

Être mis à l’écart, moqué ou harcelé, à l’école ou en ligne, laisse des traces profondes, parce que cela touche à la question même : « ai-je de la valeur pour les autres ? ». Beaucoup d’adolescents se taisent, par honte ou pour protéger leurs parents. En même temps, l’adolescent qui blesse a lui aussi besoin d’aide. Souvent, derrière l’agressivité, il y a du vide, de la solitude et de la honte.

L’adolescent neurodivergent

Le TDAH, l’autisme, la dyslexie ou d’autres formes de neurodivergence prennent à l’adolescence un poids nouveau. La pression du groupe et le besoin d’appartenance poussent beaucoup d’entre eux à essayer de paraître « comme les autres », au prix d’un effort qui les épuise. D’autres, après des années à entendre qu’ils « ne font pas d’efforts », finissent par se voir comme « le problème » de la famille. L’accompagnement aide l’adolescent à comprendre sa manière de fonctionner et à ne plus se sentir « défectueux ». Lorsque c’est nécessaire, je collabore avec le médecin et avec l’école. La neurodivergence →

L’adolescent à haut potentiel

Un esprit qui va plus vite que le reste du développement, et une sensibilité à la mesure. Beaucoup d’adolescents à haut potentiel vivent tout plus intensément. Le psychiatre et psychologue Kazimierz Dąbrowski a appelé cette intensité surexcitabilité et en a décrit cinq formes : intellectuelle, émotionnelle, imaginative, sensorielle et psychomotrice. Cette intensité n’est pas un problème à corriger, mais une part de leur don. Elle apporte pourtant aussi des crises, qui ne sont pas seulement des signes que quelque chose ne va pas ; elles peuvent aussi être le début d’une réorganisation intérieure, par laquelle les adolescents construisent leurs propres valeurs. L’accompagnement psychologique les soutient dans ce processus, pour que l’intensité devienne une ressource et non un fardeau. Le haut potentiel →

La performance : études, vocation, compétition

Olympiades scolaires, concours d’entrée, classements. Pour certains adolescents, la performance devient le seul lieu où ils se sentent dignes de valeur. La pression ne vient pas seulement de l’extérieur, mais aussi d’un idéal intérieur qui exige toujours plus, ou de la peur de se tromper. C’est pourquoi le blocage peut survenir précisément au moment décisif. J’ai joué aux échecs en compétition pendant mon enfance et mon adolescence, et je sais à quel point une médaille d’argent peut être douloureuse. Je sais combien le plaisir intense du jeu est proche de la peur de perdre, de décevoir. L’accompagnement aide à ce que le plaisir de jouer soit plus fort que la peur, et que la compétition avec soi-même reste une source de croissance, non de souffrance. Chaque partie, gagnée ou perdue, peut vous apprendre quelque chose d’inestimable. L’enfant qui vise la performance →

L’adolescent atteint d’une maladie chronique

Quand l’adolescent souffre d’une maladie qui exige un contrôle permanent, son besoin d’autonomie et de consolidation de l’estime de soi peut entrer en conflit direct avec les limites imposées par la maladie et par le traitement. Le diabète de type 1 →

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À qui cela s’adresse

Ce qui compose mon expérience

Je suis psychologue clinicien autorisé en Roumanie et psychothérapeute psychanalytique en formation.

Comment cela se passe

  1. Écrivez-moi via le formulaire ci-dessous ou par e-mail. Quelques lignes suffisent ; inutile de tout expliquer.
  2. Je vous réponds sous 1 à 2 jours ouvrés et nous fixons ensemble l’heure du premier rendez-vous.
  3. Le premier rendez-vous, de 45 minutes, au cabinet ou en ligne, est consacré à la compréhension de la situation. Ce n’est qu’ensuite que nous décidons ensemble si et comment poursuivre.

Le cadre

Les séances durent 45 minutes et ont lieu au cabinet ou en ligne. En général, je commence par un rendez-vous avec les parents, puis je travaille avec l’adolescent. Ce que l’adolescent dit en séance reste entre nous, sauf dans les situations où sa sécurité est en danger. Pour les adolescents de moins de 18 ans, le travail commence toujours avec l’accord des parents. Tarif : 250 lei / séance.

Premier rendez-vous

Écrivez-moi quelques lignes sur ce qui vous amène. Inutile de tout expliquer.

Vos données servent uniquement à vous répondre. Inutile d’écrire longuement ou de me donner des détails personnels. Politique de confidentialité

Ou écrivez-moi directement à radutudorache@protonmail.com.

L’accompagnement psychologique ne remplace pas la consultation psychiatrique lorsqu’elle est nécessaire. En cas de crise aiguë, appelez le 112.

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