Accompagnement psychologique du deuil · Bucarest et en ligne
Deuil et perte
Parfois, la douleur ne passe pas dans les délais où les autres s’attendent à ce qu’elle passe. D’autres fois, vous ne ressentez rien alors que cela devrait faire terriblement mal. Vous avez alors besoin d’un lieu où la perte peut être ressentie, dite et apaisée.
Le deuil n’est pas une maladie et il n’a pas de calendrier. Il ne se termine pas après quarante jours, après un an ou après une commémoration. Pour certains, la douleur s’apaise peu à peu ; pour d’autres, elle reste suspendue, comme si le temps s’était arrêté le jour de la perte.
Il existe aussi des pertes pour lesquelles personne ne dit « mes condoléances » : une rupture, une grossesse perdue, la santé d’avant un diagnostic, le pays laissé derrière soi, un parent encore en vie mais qui ne vous reconnaît plus. Justement parce qu’ils n’ont pas le droit d’exister, ces deuils sont souvent les plus lourds à porter.
Domaines d’intervention
La mort d’un proche
Un parent, un partenaire, un frère, un ami. Parfois la mort vient après une longue maladie, parfois brutalement, sans aucun adieu. Chaque forme laisse autre chose derrière elle : l’épuisement de celui qui a soigné, le choc de celui qui n’a pas eu le temps de dire ce qu’il avait à dire. Le deuil est le travail par lequel, lentement, la personne perdue cesse d’être seulement une absence et devient une présence intérieure.
Le deuil qui n’a pas de nom
La rupture, la perte de la santé, d’une carrière, d’un pays, de l’enfant en bonne santé que vous aviez imaginé. Des pertes réelles, mais sans rituel et sans témoins, que l’entourage minimise souvent d’un « il faut passer à autre chose ». Sans témoin, la douleur ne disparaît pas ; elle se déplace dans la fatigue, dans l’irritabilité, dans le corps. La rupture →
Quand le deuil ne bouge pas
Parfois, après des mois ou des années, la perte occupe autant de place que le premier jour : vous ne pouvez pas entrer dans la chambre de celui qui est parti, vous ne pouvez pas parler de lui, ou vous ne pouvez parler de rien d’autre. Pour ne pas sentir le vide, vous cherchez parfois une proximité qui le comble, et le deuil ne passe pas, il est seulement différé. D’autres fois, la douleur n’apparaît pas du tout, et à sa place surviennent la fatigue, l’irritabilité, l’insomnie ou une tristesse sans objet. Freud a décrit la différence entre le deuil et la mélancolie (la dépression, dans ses formes graves) : dans le deuil, le monde devient pauvre et vide ; dans la mélancolie, c’est la personne elle-même qui se sent vide et sans valeur. L’accompagnement vous aide à accepter, pour un temps, un monde vide, à laisser le deuil être et à le remettre en mouvement.
Le deuil dans la famille
Chaque membre de la famille fait son deuil à un rythme différent. L’un veut parler, l’autre veut passer à autre chose ; l’un garde les affaires, l’autre les donne. Les enfants aussi sont en deuil, mais autrement que les adultes, et parfois ils se taisent pour protéger leurs parents.
La culpabilité, la colère, le soulagement
« Si j’avais remarqué plus tôt », « si j’avais été là ». La culpabilité, la colère contre celui qui est parti, contre les médecins ou contre soi-même, le soulagement après une longue maladie sont des vécus fréquents dans le deuil, dont on parle rarement, parce qu’ils semblent interdits. Tout lien proche comporte à la fois de l’amour et de la colère ; après une perte, la part de colère peut revenir sous forme de culpabilité. Pouvoir la penser et la dire libère le deuil.
Si vous vous reconnaissez ici, écrivez-moi →
À qui cela s’adresse
- Aux adultes qui traversent une perte récente ou ancienne
- Aux couples et aux familles qui sont en deuil ensemble, mais à des rythmes différents
- Aux parents qui se demandent comment soutenir leurs enfants en deuil
Ce qui compose mon expérience
Je suis psychologue clinicien autorisé en Roumanie et psychothérapeute psychanalytique en formation.
Depuis Freud (« Deuil et mélancolie », 1917), la psychanalyse a placé le deuil au centre de notre manière de comprendre la vie psychique : perdre et pouvoir faire son deuil sont, à parts égales, une souffrance et un travail.
Je suis moi-même venu à la psychanalyse après une période de pertes au milieu de ma vie.
Comment cela se passe
- Écrivez-moi via le formulaire ci-dessous ou par e-mail. Quelques lignes suffisent ; inutile de tout expliquer.
- Je vous réponds sous 1 à 2 jours ouvrés et nous fixons ensemble l’heure du premier rendez-vous.
- Le premier rendez-vous, de 45 minutes, au cabinet ou en ligne, est consacré à la compréhension de la situation. Ce n’est qu’ensuite que nous décidons ensemble si et comment poursuivre.
Le cadre
Les séances durent 45 minutes et se déroulent au cabinet ou en ligne. Nous fixons le rythme ensemble : dans le deuil, quelques rencontres suffisent parfois, d’autres fois il faut plus de temps. Tarif : 250 lei / séance.
Premier rendez-vous
Écrivez-moi quelques lignes sur ce qui vous amène. Inutile de tout expliquer.
Ou écrivez-moi directement à radutudorache@protonmail.com.
L’accompagnement psychologique ne remplace pas une consultation psychiatrique lorsque celle-ci est nécessaire. En cas de crise aiguë, appelez le 112.